jeudi 27 septembre 2012

Jeu sans frontières # 6: GERSHWIN - Rhapsody In Blue

Thème du jour: Aimez-vous Brahms...

Aïe, voilà un thème ardu! J'aime beaucoup la musique classique, mais très franchement je n'y connais pas grand chose. Je ne me considère pas assez expert pour pouvoir chroniquer une oeuvre, mais bon, puisque c'est le jeu... C'est parti!

J'ai longtemps hésité entre "Rhapsody In Blue" et la Symphonie n°9 de Dvorak. Mais c'est finalement la modernité urbaine qui l'a emporté. Et dire que "Rhapsody In Blue" fut composé pour prouver que le jazz pouvait être une musique convenable en société, si on lui conférait un aspect symphonique... Ces considérations sont aujourd'hui bien obsolètes, tant le Jazz est une musique respectée et surtout respectable. "Rhapsody in Blue" de Gershwin est forcément rattaché à New-York dans l'imaginaire, la ville et l'oeuvre ne font qu'une. Rien qu'en fermant les yeux on voyage réellement. New-York, la grande pomme, l'Empire State Building, les Yellow Cab, tout est là, en un instant! Toutes époques confondues. D'ailleurs à ce sujet, je vous conseille vivement le segment consacré au classique de Gershwin dans Fantasia 2000. Un vrai régal d'animation, inventif et illustrant parfaitement l'oeuvre.

Souvent "Rhapsody In Blue" est couplé à "An American In Paris", autre chef-d'oeuvre du compositeur. Les deux font la paire, Paris New-York, New-York Paris...


Lien Spotify (version orchestre)

10 commentaires:

  1. Si tu aimes là (je te cite) "modernité urbaine", je te conseille City Life de Reich.
    Sinon, rien à dire, un classique qui le mérité. Bien, quoi ! :-)

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  2. Excellent choix, d'autant que par Bernstein, c'est énorme...
    Anecdote Bernstein : Stage d'orchestre avec le maestro. La pause... Il se met au piano et joue, impros à l'appui un "florilège" des plus grands standards de jazz. On se croirait dans un club à écouter Ahmad Jamal... Il se tourne vers les étudiants et dit : "je suis américain, j'ai composé West Side, c'est là mes racines... Il ne faut jamais perdre ses racines..."
    Anecdote Bernstein : "Vous savez, un compositeur passe sa vie à essayer d'écrire toujours la même oeuvre, il lui donnera nombreux titres, nombreuses formes, mais dans le fond, c'est le projet de sa vie. Certains y arrivent jeune, d'autres mettent leur vie à le faire, j'y suis presque".
    Gershwin Concerto pour piano "I got Rythm". Voici deux ans je me suis retrouvé au milieu d'un projet insensé... Trois claviers : deux pianistes, l'une classique, l'autre jazz et moi à l'orgue. Projet : retranscrire I Got Rythm le concerto - mon rôle : réduire les parties orchestrales et les adapter pour l'orgue hammond...
    Mon souvenir... Le trac de ma vie (un festival), des progrès techniques incroyables (moi qui croyait que maintenant , c'était foutu), l'entré analytique dans ce grand compositeur qui avait une maîtrise facile de tout le langage de la musique américaine (jazz, broadway, blues), mais aussi classique (jusqu'à stravinsky)...
    Un génie, quoi...
    A écouter en +++ la version de ce concerto par Marcus Roberts. Immense.
    merci.

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  3. Ah! J'adore Gershwin, c'est toujours une ambiance définissable.

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  4. Hello.
    Bernstein qui trouvait que la version piano-solo de "Surf's Up" par Brian Wilson c'était "du Mozart".
    En fouillant, parfois, on trouve...
    EWG

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  5. J'avais envisagé, dans une moins bonne version, et puis je me suis dit que personne ne posterait de Brahms ... Superbe musique(s) car on pourra la classer dans tant de genres. Ah les tiquettes comme dit Devant.

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  6. Rien à dire, super choix, il aurait manqué si tu ne l'avais pas posté. Et comme je ne l'ai pas, j'en profite.

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  7. J'adooore
    Mais dommage pour moi, Dvorak je l'ai mais je ne suis pas entré dedans du tout, j'attends, je ne sais pas quoi, mais j'attends.
    Et tu as failli le faire .... Snif Snif....
    Bernstein et ses cours de musique, lui aussi savait transmettre. J'ai vu à la Télévision son "explication de texte" de Berlioz et sa symphonie fantastique. Derrière L'orchestre joue quand le Mastro le décide, des petits bouts, des explications, de la passion et de la bonne humeur. Peut-être que ça existe en DVD, faudrait que je voye ça.

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  8. Bernstein, l'un des premiers chefs pédagos...
    Pas : "Jouez comme ça !", mais : "jouez comme ça parce que !"...
    Toute la différence...
    Bernstein un grand chef mahlerien - ses interprétations des symphonies de ce compositeurs ont éblouissantes (enfin façon de parler car l'éblouissement coté lumière /bonheur, chez le bon Gustav... faut chercher...).
    En DVD il y a aussi quelques visions de Karajan, avec Anne Sophie Mutter, je crois, toute jeunette. Il lui prodigue des conseils pour Bach...
    On a quand même du bol de pouvoir avoir ainsi aujourd'hui accès à tout cela en un clic youtube, en un tour fnac rayon cd/dvd, en un billet de concert...

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  9. Merci pour tous les com'. Pascal, tu est vraiment le spécialiste du classique, impressionnant. Je suis passé vite fait sur les blogs des potes, mais pas eu le temps de lire les articles. Trop de taf', j'y reviendrai demain à tête reposée.

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